Ligue des Poètes

Auteur

Philippe Maseres

Tu marches

Tu marches, presque seule, en silence, tout le long de l’allée, avec la nuit devant toi. Le vent d’ouest te prend par l’épaule. Tu marches de ce pas que l’on a quand on n’a plus grand chose derrière soi. Tu… Lire la suite →

Corbeaux

Les corbeaux sont comme les plus obscurs de tous nos sentiments, d’une même et sinistre suffisance, et pourtant tous si différents. Peut-être pour cela prennent-ils les abords des cimetières pour refuge, errant, l’un à côté des autres, dans les brumes… Lire la suite →

Grelots lunés

Voilà que les grelots lunés d’un minuit estival ont pour un temps repeint les clairs obscurs du tuffeau d’une impasse révélée par une pluie inattendue. L’ombre anguleuse de l’homme se pose par-dessus l’ombre fragile de la femme. De cette étreinte… Lire la suite →

Écritures

Un rien de temps Que tes lèvres ont nommé instant Et mon silence traduit éternité Femme de papier D’encre l’homme Le temps de rien D’un seul baiser C’est notre petite histoire écrite sympathique C’est notre amour caché entre les lignes… Lire la suite →

Mains

En guise de robe et de chaussons, de chapeau et de bas, de colliers et de soie, tu n’avais que mes mains, ce qui semble bien assez pour t’habiller, puis te déshabiller. [décembre 1989, décembre 2013] Veuillez noter : Envoi…… Lire la suite →

Leçon

Toutes écrites de rondes Les lignes de ton corps Sont une science confuse Par cœur je t’ai apprise Pour te savoir enfin Sur le bout des doigts Et si me manque un mot Resté comme par pudeur Sur le bout… Lire la suite →

Les yeux vert-de-grisés

Les yeux vert-de-grisés Par d’inconcevables devis A deux écoulés ils restent là-bas Au gré des plis du drap Émus encore par l’exil d’un instant L’un et l’autre Ils ignorent tout de l’invisible discrétion de parfums partagés Où de plus forts… Lire la suite →

Reflets de rue

Errant silencieusement entre les reflets kaléidoscopiques des pavés d’un trottoir, d’une avenue, d’une ville, l’entrelacement d’un jour et d’une nuit, croisant au hasard l’ombre aveugle d’un autre, frôlant, dissout parmi des éclats dorés, le parfum aussitôt disparu d’une autre, ils… Lire la suite →

Caniveau

Sur la pointe des pieds tranquille et tout au bout du granit du bord du trottoir d’une rue je vois là tout juste au-dessous un à un s’égrenant tous les instants perdus qui se mêlent à la pluie et se… Lire la suite →

Filets

le fil qu’un demi-souffle de vent tend une idée deux fois rien moins encore un instant impromptu et déjà oublié échappé à jamais dans le flot des années d’hier et de demain mariés dans un courant d’air les nœuds des… Lire la suite →

Plus rien ne reste…

que ton nom pour ne pas oublier et ne pas s’aimer Plus rien ne reste que ma main pour l’écrire se refermer et disparaître aussi [août 1980, avril 2016] Veuillez noter : Envoi… Total : 5 sur 1 votes

Rétro

Discrètement tout au fond du miroir juste par-dessus ton épaule la lune pâle et ronde et froide comme une nostalgie semble une horloge aux aiguilles enlevées par un voleur d’espoirs Aux hasardeuses rides de cirrus effrangés qui dans le tain… Lire la suite →

Si tu pars…

Si tu pars avant moi, car, peut-être, je serai en retard, prends dans ta petite boite une photographie, un baiser, un parfum, une poignée d’instants, fragments de notre temps. Si tu pars devant moi, parce que mon regard, distrait, derrière… Lire la suite →

Brocante

Ronde et claire, la lune s’amuse à rebondir sur la longue table de marbre anthracite. Tout au bout, juste à côté d’un vase vert-de-grisé où se flétrissent quelques glaïeuls, de familiers portraits, en gris et blanc, des visages dépeints par… Lire la suite →

Corbeaux

Les corbeaux calculaient notre temps du battement de leurs ailes. C’était aussi le mouvement fébrile de tes cils. Pendule de notre amour, patient compte-à-rebours qui promet d’assumer le destin. Mille, cent, dix, trois, deux, une nuits passées à se lamenter…. Lire la suite →

Hier

Hier était dans les mots d’avant-hier Enlevés de nos rêves par un voleur d’enfants Le temps se déclinait jusqu’à l’épuisement En d’innombrables et profondes saisons Ne reste derrière lui qu’une traînée d’illusion Enveloppant les gisants que sont nos ombres solitaires… Lire la suite →

Quand meurt un homme

Quand meurt un homme on fait un trou sous ses pieds on creuse là où il a marché Quand meurt un homme meurt un monde tout entier meurt un monde qu’on a blessé en lui faisant un trou Quand un… Lire la suite →

Notes

Blanche, noire, blanche, noire, blanche… Voici la gamme du temps qui court, les demi-tons de l’automne. Voici la mélodie faite en dépit de tout par des doigts hésitants, des doigts d’enfant, fragiles et innocents, écorchés déjà par les croches d’un… Lire la suite →

Fil du temps

Le fil du temps passe par le chas d’une aiguille, et l’aiguille tisse le canevas de nos existences. Imagine, mon amour, ce merveilleux drap blanc dont on déferait la maille, tirant le fil en l’une de ses extrémités, pour en… Lire la suite →

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