Ligue des Poètes

Auteur

Philippe Rotat

La lettre, cette orpheline

Elle voyage clandestine dans son enveloppe pour seule destinée. Dans le ventre d’un avion, dans l’antre d’un wagon anonyme, secouée par

le cœur en orage

Juin pèse de toute sa langueur orageuse sur mon antre comme sur mon âme. J’étouffe dans cet air qui cherche sa tiédeur. L’humidité féconde les parasites

Le port de mon être

C’est un petit port au coin d’une calanque blanche qui sent bon le romarin. Un havre de paix baigné d’un soleil torride abrite camouflées sur l’écorce des pins, les

Couleur coquelicot

Le pré de coquelicots
L’âme maussade, telle une journée grise de pluie à grandes rasades, je vagabonde autant que j’erre solitaire dans cette vaste prairie en flanc

Une vie, le temps d’un éclair

Fécondé par fortune, voile déchiré de l’hymen,
l’être se construit merveille, cellules en méiose,
Dans le liquide protecteur, en sourdine, osmose…

Orages et Insouciance

Dans son écrin de verdure, la vallée s’expose sereine, aux doux rayons solaires, luminescence bienfaitrice. Un zéphyr doucereux caresse notre peau de sa tiédeur …

femme cet être

Femme cet être ….

Parfois secrète, elle cache son charme discret derrière un sourire coquin.
Parfois, sublime, elle dévoile ses atours que des parures habillent

Ce joli moi de mai

Joli moi de mai
Oh ! Le beau muguet, joli mois de mai, hymne d’une saison, temps de liberté, fleurs fugaces, une éphémère beauté. Tes feuilles, tel un calice de …

Le printemps poétique

Chaque fleur est un auteur qui, par son écrit, exhibe sa corolle. Le miel est la Littérature. la reine mère, bibliothèque, conserve précieuse sa gelée royale, ..

Un sou9rire rien de plus

Il est nu surprenant , éphémère.
Il rend gracieux le minois sévère.
Attrape cœurs de son filet malin,
il habille l’être de son air coquin.

….

Voyage au pays de l’écriture

Ce soir, j’ai décidé de laisser libre court à mon âme poète, arracher le pourpoint serré de la poésie classique. Non point en rejet, mais…

le petit chemin, ce destin

Il va gaiement à travers les champs,
Sa guirlande verte, en son centre serti,
A toutes autres voies, le différencie.
Lien, jadis incontournable, des diligences…

Douve Insomnie

Étrange clarté que l’obscurité de la nuit,
Une sensation bizarre douce vous envahit.
Est-ce les affres d’une nuit en insomnie,
La plénitude solitaire, un calme …

Le poète, ce semeur de mots

Témoin de la beauté, disert

De Poèmes décline en vers.

Étranger du commun,
Pourfendeur de la réalité,
Il rejette des mots, la commodité
Ils acceptent du verbe

Espoir naïf

Laissez parler vos coeurs,
Dites-le avec des fleurs.
Par dessus notre ego,
Prenons de la hauteur.
Retournons à nos echevaux,
Tissons la toile du bonheur.

Le théâtre fantôme

Le spectacle est terminé. Dans la grande salle surchauffée, résonnent encore en écho des bravos, des éclats de rires, des larmes retenues, des émotions trémolos. Les

Lettres à sa mère

La vie est souvent une succession de signes qui se manifestent, discrets, à nos cinq sens. C’est une musique qui a bercé un doux moment du passé, une rencontre …

La croix au fond de la vallée

Dans le soir sombre, glacé d’un hiver sans fin
Se dresse une petite croix, plantée à dessein.
La neige couvre ses bras d’une blancheur câline
Telle la ouate sur les

Un arbre, symbole de vie

Statue naturelle dans sa forêt, musée sylvestre, L’arbre, Tour de Babel, en sculpture rupestre, Dresse fièrement son branchage échevelé, Et cache la puissance de son tronc écorcé. Le vieil arbre rusé, à notre regard s’ impose. Ses ramures déployées, dense… Lire la suite →

Lettres à sa mère

La vie est souvent une succession de signes qui se manifestent, discrets, à nos cinq sens. C’est une musique qui a bercé un doux moment du passé, une rencontre opportune, au gré d’une balade, un paysage qui frappe votre âme,… Lire la suite →

Le quai de l’oubli

Le Quai de l’Oubli Drôle de sensation, je suis le front collé contre la fenêtre d’un compartiment. La buée dessine sur le carreau un nuage opaque, témoin du froid polaire qui règne en maître sur le paysage qui défile surréaliste… Lire la suite →

L’’orme des Tureaux

Jour sombre, Jour de pluie à jamais sans oubli, Jour noir que le Temps même n’efface, Aujourd’hui encore mon cœur en porte traces, Jour terrible, où se tourne une page de votre vie. Un couloir lugubre, des escaliers sans bruits,… Lire la suite →

Léontine et ma madeleine de Proust.

Je déambule pensif dans les chères verdoyantes des volcans. Une forêt grasse à souhait, s’étend gourmande sur le sol fertile et humide de ce relief arrondi. Un léger frimas engourdit encore mon corps froid. Je m’échauffe d’un pas léger. A… Lire la suite →

Le poilu

Le Poilu Tiré du livre « L’orme des tureaux » Dans son manteau tout de bleu sali le visage plein de boue meurtri il attend inquiet une mort qui le guette Dans son désarroi, cette peur l’entête. Comme un rat apeuré que… Lire la suite →

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