Ligue des Poètes

Auteur

Stéphane Meuret

Au frère qui pleure

« Que le destin nasarde à ton deuil muet,
A tes pleurs enragées, à tes fièvres d’égo,
Je prierai à la femme qui boira ton sanglot ! »

Rendez-moi

« Mais la larme à mon œil a coulé en ces soirs,
Au courage brûlé à ton bel encensoir,
Toi la chance pourrais raviver mon espoir… »

Sirène au cœur d’or

« Le tombeau t’aura prise sans jamais t’avertir,
Sous les âmes défaites et les paroles pieuses,
Agenouillant ma tête sous ton absence odieuse… »

La mort aveugle

« Ainsi tombe le masque à l’endroit du péché,
Au front de l’impuissant luit la chevelure blonde,
Sans que rien ne gracie son bonheur empêché… »

D’aventure

« Je caresserai mon front blessé,
Fuyant en chœur mon sentiment,
Sourire à cette vie rapiécée…
Le cœur libre, comme un enfant. »

L’amour est mort ce soir

« L’amour est mort ce soir, un instant l’a ravi,
Il est vrai que les temps ne sont plus au baiser,
Il s’envole un sourire à tes lèvres aiguisées… »

Les oiseaux chantent dans les cieux

« Sous un pas lent et malicieux,
Le présent vire au doux mensonge…
Et alors que mon cœur songe,
Les oiseaux chantent dans les cieux. »

De mon beau rêve immaculé

“Nulle part ma douce vertu ne vole,
En des royaumes plus reculés,
Qu’au long du paradis frivole… »

Vive les mariés !

« Déesse amène des étés,
Aux quatre coins d’un parchemin,
Ecris mon nom tout près du sien… »

Au jour de paye

« A l’aube du mois neuf nous vient inexorable,
L’envie de contempler un bien étrange bien,
Les temps sont éphémères et le labeur fait sien… »

Aimant

« Il sommeille en tes joies un immense butin,
De vermeille oubliée, d’éphémère satin,
Tes jeux simples guérissent mon fragile tourment… »

Pantoum, à ma chère, à son rêve empêché

« Ô ma chère qui choyez les lueurs des ombres,
Détournez votre main des fleurs du péché,
Âprement, je le crois, vous y découvrirez… »

L’enfant s’endort

« Mon enfant, ce doux miel va te revigorer,
L’hiver rude contemple ta jeunesse fragile,
Ta pupille éveillée prend des teintes d’argile… »

Sur les sables des cieux

« Ma mère, reposant, sur les sables des cieux,
N’as-tu point entendu ma douleur déchue ?
Elle crit à leurs coeurs mais au tien elle s’est tue… »

Ce mensonge

« Tu le crois, Ô lecteur, ce mensonge affûté,
Qui endort tes pleurs et ronge ta bonté,
Ton silence lui sert une offrande habitée… »

Louis-Arthur

Louis Arthur

« L’amour vient au monde au cri du renouveau,
Offrant aux cœurs mêlés un bonheur sans égal,
Une once de tes larmes vient fleurir ce régal… »

Mal Sain

« Cette atmosphère minable, maladive et malsaine,
Me fait douter de moi, fait ressurgir ma haine…
Je sens ces sentiments qui sifflent et s’alimentent… »

Ma langueur

« Et moi, volant mes jours, tel un astre égaré,
En ce bal céleste qui éclipse mon coeur,
Je n’ai pour compagnie que mon songe, doux seigneur… »

Poesia

« Il est un monde secret où chaque chose est sienne,
Où tu peux percevoir l’infini sans désir,
Auquel tu appartiens sans avoir à saisir… »

Oubli

« Dans ce mystère aveugle, ce mensonge éternel,
Nous rejoindrons les dieux dans les songes du ciel,
Et ma douce pensée éteindra ton reflet… »

Habitude

« L’habitude s’est même mise à détruire
Ces bons soirs de septembre que je sentais s’enfuir.
Immortelle, elle balaie les hommes, brise les destins. »

Refrains

« Peu importe si je brûle même un jour, même une vie,
S’il te faut des refrains, j’en aurai, c’est promis… »

« Je me souviens »

« De ces soirs ou ma lyre
Savourait le dessein
De croiser ton chemin… »

Départ

« Puisses-tu garder, à jamais, dans un des recoins
Des souvenirs fuyants qui te servent de passé
L’image insupportable d’un homme qui t’a aimée… »

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