Ligue des Poètes

Auteur

Théodore Agrippa d'Aubigné

Voici la mort du ciel

Voici la mort du ciel en l’effort douloureux Qui lui noircit la bouche et fait saigner les yeux. Le ciel gémit d’ahan, tous ses nerfs se retirent, Ses poumons près à près sans relâche respirent. Le soleil vêt de noir… Lire la suite →

Vous qui avez écrit qu’il n’y a plus en terre

Vous qui avez écrit qu’il n’y a plus en terre De nymphe porte-flèche errante par les bois, De Diane chassante, ainsi comme autrefois Elle avait fait aux cerfs une ordinaire guerre, Voyez qui tient l’épieu ou échauffe l’enferre ? Mon… Lire la suite →

Un clairvoyant faucon en volant par rivière

Un clairvoyant faucon en volant par rivière Planait dedans le ciel, à se fondre apprêté Sur son gibier blotti. Mais voyant à côté Une corneille, il quitte une pointe première. Ainsi de ses attraits une maîtresse fière S’élevant jusqu’au ciel… Lire la suite →

Usons ici le fiel de nos fâcheuses vies

… Usons ici le fiel de nos fâcheuses vies, Horriblant de nos cris les ombres de ces bois : Ces roches égarées, ces fontaines suivies Par l’écho des forêts répondront à nos voix. Les vents continuels, l’épais de ces nuages,… Lire la suite →

Soupirs épars, sanglots en l’air perdus

Soupirs épars, sanglots en l’air perdus, Témoins piteux des douleurs de ma gêne, Regrets tranchants avortés de ma peine, Et vous, mes yeux, en mes larmes fondus, Désirs tremblants, mes pensers éperdus, Plaisirs trompés d’une espérance vaine, Tous les tressauts… Lire la suite →

Tu vois, juste vengeur, les fleaux de ton Eglise

 » Tu vois, juste vengeur, les fleaux de ton Eglise, Qui, par eux mise en cendre et en masure mise, A, contre tout espoir, son espérance en toy, Pour son retranchement, le rempart de la foy. Tes ennemis et nous… Lire la suite →

Tout cela qui sent l’homme à mourir me convie

… Tout cela qui sent l’homme à mourir me convie, En ce qui est hideux je cherche mon confort : Fuyez de moi, plaisirs, heurs, espérance et vie, Venez, maux et malheurs et désespoir et mort ! Je cherche les… Lire la suite →

Sort inique et cruel ! le triste laboureur

Sort inique et cruel ! le triste laboureur Qui s’est arné le dos à suivre sa charrue, Qui sans regret semant la semence menue Prodigua de son temps l’inutile sueur, Car un hiver trop long étouffa son labeur, Lui dérobant… Lire la suite →

Si vous voyiez mon coeur ainsi que mon visage

Si vous voyiez mon coeur ainsi que mon visage, Vous le verriez sanglant, transpercé mille fois, Tout brûlé, crevassé, vous seriez sans ma voix Forcée à me pleurer, et briser votre rage. Si ces maux n’apaisaient encor votre courage Vous… Lire la suite →

Réveil

Arrière de moi vains mensonges, Veillants et agréables songes, Laissez-moi, que je dorme en paix : Car bien que vous soyez frivoles, C’est de vous qu’on vient aux paroles, Et des paroles aux effets. Voyez au jardin les pensées De… Lire la suite →

Quiconque sur les os des tombeaux effroyables

Quiconque sur les os des tombeaux effroyables Verra le triste amant, les restes misérables D’un cœur séché d’amour, et l’immobile corps Qui par son âme morte est mis entre les morts, Qu’il déplore le sort d’une âme à soi contraire,… Lire la suite →

Quand mon esprit jadis sujet à ta colère

.. Quand mon esprit jadis sujet à ta colère Aux Champ Élysiens achèvera mes pleurs, Je verrai les amants qui de telle misère Goûtèrent tels repos après de tels malheurs, Tes semblables aussi que leur sentence même Punit incessamment en… Lire la suite →

Puisque le cors blessé, mollement estendu

Puisque le cors blessé, mollement estendu Sur un lit qui se courbe aux malheurs qu’il suporte Me faict venir au ronge et gouster mes douleurs, Mes membres, jouissez du repos pretendu, Tandis l’esprit lassé d’une douleur plus forte Esgalle au… Lire la suite →

Pseaume troisième

Dieu quel amas herissé de mutins, quel peuple ramassé ! Ô que de folles rumeurs, et que de vaines fureurs ! Ils ont dit : Cet homme est misérable, le pauvre ne sent prest Rien de secours de ce lieu,… Lire la suite →

Prière du soir

Dans l’épais des ombres funèbres, Parmi l’obscure nuit, image de la mort, Astre de nos esprits, sois l’étoile du Nord, Flambeau de nos ténèbres. Délivre-nous des vains mensonges Et des illusions des faibles en la foi : Que le corps… Lire la suite →

Pressé de désespoir, mes yeux flambants je dresse

Pressé de désespoir, mes yeux flambants je dresse À ma beauté cruelle, et baisant par trois fois Mon poignard nu, je l’offre aux mains de ma déesse, Et lâchant mes soupirs en ma tremblante voix, Ces mots coupés je presse… Lire la suite →

Oui, mais ainsi qu’on voit en la guerre civile

Oui, mais ainsi qu’on voit en la guerre civile Les débats des plus grands, du faible et du vainqueur De leur douteux combat laisser tout le malheur Au corps mort du pays, aux cendres d’une ville, Je suis le champ… Lire la suite →

Prière du matin

Le Soleil couronné de rayons et de flammes Redore nostre aube à son tour : Ô sainct Soleil des Saincts, Soleil du sainct amour, Perce de flesches d’or les tenebres des ames En y rallumant le beau jour. Le Soleil… Lire la suite →

Mille baisers perdus, mille et mille faveurs

Mille baisers perdus, mille et mille faveurs, Sont autant de bourreaux de ma triste pensée, Rien ne la rend malade et ne l’a offensée Que le sucre, le ris, le miel et les douceurs. Mon coeur est donc contraire à… Lire la suite →

Misères

… Tout logis est exil ; les villages champêtres, Sans portes et planchers, sans portes et fenêtres, Font une mine affreuse, ainsi que le corps mort Montre, en montrant les os, que quelqu’un lui fait tort. Les loups et les… Lire la suite →

Mais quoi ! déjà les Cieux s’accordent à pleurer

Mais quoi ! déjà les Cieux s’accordent à pleurer, Le soleil s’obscurcit, une amère rosée Vient de gouttes de fiel la terre énamourer, D’un crêpe noir la lune en gémit déguisée, Et tout pour mon amour veut ma mort honorer…. Lire la suite →

L’Hyver

Mes volages humeurs, plus sterilles que belles, S’en vont ; et je leur dis : Vous sentez, irondelles, S’esloigner la chaleur et le froid arriver. Allez nicher ailleurs, pour ne tascher, impures, Ma couche de babil et ma table d’ordures… Lire la suite →

La chambre dorée

 » Eh bien ! vous, conseillers de grandes compagnies, Fils d’Adam qui jouez et des biens et des vies, Dites vrai, c’est à Dieu que compte vous rendez. Rendez-vous la justice ou si vous la vendez ? Plutôt, âmes sans… Lire la suite →

Je brûle avec mon âme et mon sang rougissant

Je brûle avec mon âme et mon sang rougissant Cent amoureux sonnets donnés pour mon martyre, Si peu de mes langueurs qu’il m’est permis d’écrire Soupirant un Hécate, et mon mal gémissant. Pour ces justes raisons, j’ai observé les cent… Lire la suite →

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