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Ses yeux bleus promettaient la chaleur d’une maison
Aux parterres de fleurs et aux tuiles arrondies ;
Ces bonheurs infinis aux allures des saisons :
Loin de moi les courroux qui parsèment mon esprit…

La douceur de sa voix enchantait les jeunes merles
Qui partout accouraient pour l’entendre un peu mieux ;
Mais la triste amertume qui portait jusqu’aux cieux
Nourrissait les rapaces, les chasseurs de perles…

C’est ainsi qu’affaiblie, arrachée à son fruit,
Elle restait dans le doute, inertie des humeurs.
C’est trop de solitude au fond d’un simple cœur

Pour d’arides fontaines quand on a l’eau du puits.
Puis vient le printemps qui ravive ta toison :
Tu oublies, tu te meurs, aux allures des saisons…

Stephane Meuret
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