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Mes pieds foulent cette herbe, grasse et verte, des forêts

Sans jamais déranger les familles locales.

Reçois, noble étranger, nos prières amicales,

N’oublie pas que tu viens, toi aussi, des marais.


Lucioles charmantes, éclairez mon chemin

Car j’ai peur d’envahir votre espace de vie,

Merveilleux sont les airs qui animent vos nids.

Nuit magique. Allongé sous les fleurs d’un jardin.


« Passe doucement tes mains sur l’humide cresson »,

Me dit ce cœur moqueur qui me sait si timide.

J’obéis sans penser aux combats fratricides

Que perdurent les espèces un peu plus chaque saison.


Mais que vois-je ? Une carpe fait surface un instant,

Un clin d’œil suffit à la rendre sereine…

Car je suis un valet au service de ces reines,

Qui parcourent les eaux depuis la nuit des temps.


Mes pieds foulent cette herbe, grasse et verte, des forêts,

Sans jamais déranger les familles locales.

Reçois, noble étranger, gratitude amicale,

Un beau jour tu vivras, toi aussi, aux marais.


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 1999




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