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De son vieux calepin de sa vie de voyage

Avec sa vieille plume et ses vieux crayons

Toujours comme seuls et uniques compagnons

Il a pour univers l’horizon de la page.


Il se promène au bout dans l’imaginaire

Cherchant le beau partout, l’écrivant aux oiseaux

Qui le liront un jour dans le reflet des eaux

Sur le long d’une route nette, ordinaire.


Il cultive des mots emportés par le vent,

Salués par les rosées, et toujours sans argent,

Il combat tous les maux par la joie de l’écrit.


Et s’il n’a jamais rien que ses os et du sang,

Cheminant en pleurant, comme pauvre passant

C’est de faim seulement qu’il meurt sans un cri.


Marguerite Voltaire



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