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J’ai remercié les arbres, leur complicité,
Tout à l’heure en ce parc où ma faim s’attablait
En disciple alanguit du très sage Épicure.
Je leur ai dédié ma chanson en rimaille

Pour faire à leur grand chœur un contrepoint qui vaille
Et dire à mes humeurs, au fiel de ma blessure,
À mon doute, à ma peine, au mal qui m’accablait
« Vade rétro, arrière et bénédicité ! »

Et là, portant ma hargne au pain et au fromage ;
Mon âme délurée par le soleil, dardée,
Hâve comme un camé, pâle comme un jésuite,

J’ai laissé ma fureur par la muse conduite,
Se changer en sonnaille et je l’ai regardée,
Comme un fruit sur ma branche en la fleur de mon âge.

juillet 2007



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