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Dors mon roitelet,
Ce n’est que le vent
Qui frappe les volets
De ses soufflets.

Dors mon poupon,
Ce n’est que le vent
Et l’écho fripon
Qui lui répond.

Dors ma tourterelle,
Ce n’est que le vent
Qui agite sa crécelle
Dans la ruelle.

Dors mon colibri,
Ce n’est que le vent
Qui se cherche un abri
Dans les débris.

Dors ma biche,
Ce n’est que le vent
Qui fait sa niche
Dans la corniche.

Dors ma chouette,
Ce n’est que le vent
Qui fouette
La girouette.

Refrain : Dors mon enfant dors,
Demain le soleil sera d’or,
S’apaiseront les vents grégaires
Et les bruits de la guerre.

* À l’origine ce poème portait ce nom mais vous comprendrez qu’aujourd’hui il pourrait aussi bien s’adresse aux enfants d’Aleppo. Aussi vous aurez remarqué la simplicité du langage, cela s’explique par un effort de se mettre dans la peau des personnes impliquées qui doivent trouver rapidement les mots qui apaisent et consolent. Merci.

Robert Marois – Berceuse de Sarajevo
image: thejoyofthis.com



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