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Sans nœud coulant, au fond de quelque gorge, voici un assemblage de « cordes sensibles » pour retrouver son port d’attache, aux iles du Non Oubli …

Il ne nous quitte pas,
Même si on ne l’entend plus,
Il n’est qu’à quelques pas,
Dans l’écho de nos rues ;
Il est sur le chemin,
Qui sillonnent les nues,
Il sera là demain,
Pour l’avoir attendu …

Il restera enfin,
Pour être entendu,
Il restera en vain,
Comme nous l’avons vécu…
Il ne nous quitte pas,
Il ne nous quitte pas,
Il ne nous quitte pas …

Il a ouvert nos cœurs
Comme un antre fleuri,
Glissant dans nos oreilles
Ses flots d’harmonies ;
Il a couvert nos cœurs,
Des plus beaux mots choisis,
Pour que l’on s’émerveille
Au plus plat d’ son pays …
Pour qu’on ne le quitte pas,
Qu’il ne nous quitte pas,
Qu’il ne nous quitte pas …

********

Avec la voix du Nord,
Pour atteindre nos sens,
Avec le sens du tort,
Comme étique puissance ;
Avec de simples accords,
Pour se jouer des consciences,
Avec comme record,
La valse des aisances,
Ecoutez-le suer,
Voyez-le palpiter,
Sentez-le ahaner,
Ce plain chœur qui est le sien !…

Avec des vagues de gestes
Pour déposer ses maux,
Lui, toujours aussi preste,
Pour rattraper Margot,
Avec mille mimiques,
Pour oublier qu’il pleure,
Il parfume sa musique,
Sans penser à des fleurs ;
Ecoutez-le ce soir,
Dégustez son histoire,
Puis goutez au ciboire,
Du plaint chant de ses espoirs !…

********

Dans le cœur de ses Dames,
Il enfonce ses rimes,
Des refrains qu’il clame
Sur le mal qui nous mine…
Dans le fond de nos âmes,
Touche, jusqu’à la cime,
Des vagues où il rame,
Survolant nos abîmes !…

Dans le cœur de ses Dames,
Le grand Jackie s’invite,
Pour oublier les drames,
D’un monde qui s’effrite …
Dans le fond de nos âmes,
Il a mis sa guérite,
Devant l’armée des femmes,
Que son amour abrite !…

Dans le cœur de ses Dames,
Quand il appelle Mathilde,
C’est Madeleine qui l’acclame,
Et qui lui sert de guilde !…
Dans le cœur de ces Dames,
Dans le fond de leur âme,
Il brise ses rames,
Sur le fil des lames,
Sur le feu de leurs larmes,
Sur le chant de leurs armes,
Jamais ne tire l’alarme !…

********

Je vous ai écrit ces conneries,
Car les poèmes sont haïssables,
Mais les conneries, ça chasse l’ennui
Et ça demeure impérissable !…

Grand Jacques, excuses mes conneries,
Même si ce n’est pas convenable,
Les conneries ça rime avec ri(z)
Ce qui les rend plus consommables …

Pardon Grand Jacques, pour mes conneries,
Car moi, je ne suis pas notable,
Mais p’tit bourgeois qu’a pas maigri
Et qui se tient fort bien à table …

Dois-je avoir honte de mes écrits ?
Sont-ce là, propos peu fréquentables ?
J’ai seulement voulu qu’tu souris
Ca rend l’séjour plus confortable !…

Patrice Lucquiaud

Le 9/10/2008

En hommage à Jacques Brel pour le trentième anniversaire de sa disparition.

Lui qui a fait partie de ces « lumières » ayant éclairé les consciences du XXième siècle, dans son séjour élyséen, figure au nombre des étoiles qui ne s’éteindront jamais …



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