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Cage de verre….

Je suis assis sur un banc froid
dans une cage de verre
en face de la Bouquinerie à Dédé
j’attends patiemment l’autobus.
La pluie d’automne m’apaise en apparence
car je cherche l’animation, la vie.
La rue Notre- Dame est déserte
pourtant on est samedi 17 heures 40
où sont les enfants?

Encore assis sur un banc froid
dans une cage de verre
remonte image par image l’enfance.
Mon père arrivant tout sale du travail,
ma mère heureuse en apparence
dans la cuisine des rires
le temps s’est arrêté 17 heures 40
mangent à la course les enfants.

Je reste assis sur un banc froid
dans une cage de verre
toujours en attente.
Mes pensées s’apaisent en apparence
je ferme les yeux dans ma tête 1967.
Ma mère se berce
devant le petit écran
le regard fixe il est 17 heures 40
dehors crient les enfants!

Je me lève de mon banc froid,
ma mère de sa chaise.
Je troque ma cage de verre
contre un d’autobus ponctuel.
Confortable au chaud
les essuies glace m’apaisent en apparence
Le bruit des freins je me réveille,
les rues de Gatineau sont vides 17 heures 40
à l’arrêt monte un enfant.

Il s’assoit sur mon banc regard froid
dans sa main une cage de verre
un petit écran s’illumine,
je regarde avec lui le monde
Mes larmes m’apaisent en apparence
11 novembre 2016
tout va trop vite aujourd’hui
ma montre s’est arrêtée 17 heures 40
essuie mes larmes l’enfant.

Michel Jetté



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