Partagez

Oh ! Le beau muguet, joli mois de mai, hymne d’une saison, temps de liberté, fleurs fugaces, une éphémère beauté. Tes feuilles, tel un calice de verdure en apparat s’ouvrent à la lumière infante du printemps naissant. Agrippées à de frêles tiges, comme de fines jambes gracieuses féminines, les clochettes blanches sonnent en grappe, le chant du recommencement. Jolies clochettes de mai enivrent nous encore de ton parfum secret et laisse à nos âmes le goût sucré du plaisir d’aimer.

Mais déjà le temps passé, les corolles jaunissent et l’odeur pâlit. Tradition de la Renaissance, le muguet perpétue l’espérance et l’avènement de temps nouveaux. Bientôt, de bruns en grappes, la fleur s’endormira et l’an prochain, son réveil animera de nouveau nos sens charmés.Belle journée que ce premier mai, fête du travail, anachronisme des mots, ambiguïté du jour. Le travail a souvent asservi l’homme, compagnon de nos souffrances. Parfois, il nous saisit jeune et nous étreints au crépuscule de nos vies. Il est aussi l’alpha et l’oméga de nos pensées, de notre raison de vivre. En le fêtant, on cultive l’art de s’amuser, comme pour oublier nos devoirs serviles d’une société par lui façonnée. 

Joli mois de mai, Chante encore muguet. Carillonnez belles clochettes blanches diffusées votre douce effluve  odorante. Chant de mai ce matin s’éteint, la voix enrouée, le cœur saoulé, Instant fugace et charmant que l’on attend toujours et encore l’esprit trouvère. Passé le temps du muguet viendra de temps de l’été et des cerises d’antan. Sonnez clochettes, tournez crécelles, le temps des troubadours arrive estival et chaud. Libérés de nos lourds accoutrements, allons cueillir libres,le bonheur dans les prés, fleurs de nos espoirs, enchantement.

philippe rotat



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 10 votes