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Ce matin là

Ce matin là,
son chagrin est abyssal.
Elle regarde à la fenêtre,
la pluie tomber sur les vitre sale.
Les larmes ruissellent sur son visage.
Elle pleure de tout son être,
son aimé parti de l’autre coté.
La vie de son compagnon s’est arrêté, à un virage.
Depuis toute son existence c’est envolé un jour d’été.

Ce matin là,
elle est figée dans les souvenirs.
Ils sont sa seule raison de vivre.
Maintenant quel est son avenir ?.
À cette belle époque où elle était ivre,
d’amour et de vie.
Son aimé la couvrait de caresses.
Lui faisait l’amour avec passion.
Lui parlait avec tendresse.
Elle l’avait aimé au delà de la raison.

Ce matin là,
L’automne chagrin se mêle au sien.
Elle se meure, privée du lien qui l’unissait à lui.
Celui qui la rendait si belle et épanouie.
Son regard est sans vie.
Son corps vide d’envie.
On lui donnait le bel âge,
ce matin la, elle n’a plus d’âge.

Ce matin là,
assise nue sur un tabouret la tête embrumée.
Elle noie son chagrin dans l’eau-de-vie.
C’est ainsi tous les jours et toutes les nuits.
Sa vie s’est embaumée.
Plus rien n’est comme avant,
Son lit elle ne se couche plus dedans,
les draps sont glacés sans lui.
Sans son parfum, juste cette odeur de rance,
comme son errance.
Elle plonge dans la déchéance.

Ce matin là,
un vent glacé de lassitude a pris son âme.
La solitude, cette compagne indésirable,
la condamne à une mort certaine.
La vie sans lui n’est plus concevable.
Ses jours sont en quarantaine.
Elle attend en transe, cette délivrance,
la fin de sa souffrance.

Béatrice Montagnac



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