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Tu le crois, Ô lecteur, ce mensonge affûté,
Qui endort tes pleurs et ronge ta bonté,
Ton silence lui sert une offrande habitée,
Ô mon pauvre lecteur, mon enfant de piété !


Tu n’as mot consolant pour ton rêve blessé,
Tel une proie apeurée qu’on aurait dépecée,
Rien ne peut égarer ton âme ensorcelée,
Ô mon pauvre lecteur, mon enfant de piété !


Il ne luit en ton oeil une once de pitié
Pour ton frère succombant au chevet du péché,
Dans un coin de ton coeur, le miroir s’est brisé…
Ô mon pauvre lecteur, mon enfant de piété !


Bientôt tu périras et ton songe attristé,
Rejoindra la folie de ton pas infatué.
Ne le vois-tu, lecteur, ce mensonge affûté ?
Mon fragile voyageur, mon enfant de piété !


Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 13 Avril 2018


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