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Ce tableau que je peins d’une main tremblante,
Qui jusqu’aux ombres,
Tout parle et ressemble à toi,
Où aucun souvenir ne s’est infiltré,
Si ce n’est le nôtre, délicieusement partagé,
Ma main affaiblie par ton manque,
Se traîne avec difficultés,
Dessinant tes traits un à un,
Remodelant ton sourire,
Aiguisant même ta voix,
D’un je t’aime que je dessine dans une nuance,
Que tu me murmures tout bas,
Puis,
Je voile le tableau d’un léger bleu troublé,
Couleur de mon orgueil,
Qui refuse à mon ciel,
La grisaille de ton départ,
Mais dans le geste qui vient,
Mon ciel me surprend de quelques gouttes de pluie,
Qui grisaillent aussitôt,
Mon bleu qui coule sur toi,
Mon orgueil n’a point d’orgueil,
Quand mon cœur et mon âme sont épris de toi.
Ana Lina
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