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Souvenir d’une jeune femme aux cheveux clairs.
Elle est là dans l’herbe fraîche, juste étendue.
Je l’observe et songe à ce chanteur populaire.
Ses mots me viennent et devant la fille aux pieds nus,
certains s’imposent plus que d’autres : Dieu que c’est beau !

Le soleil contemple la beauté du tableau,
et je devine qu’il en est presque vexé.
Mais ce seigneur est trop noble pour s’offusquer.

Alors il lui caresse son doux épiderme…
S’il le pouvait c’est sûr, il lui dirait qu’il l’aime.
Insouciante, elle se délecte de sa chaleur.
La vie est devant elle ! Pourquoi aurait-elle peur ?

Une jolie vision, elle était bien d’avantage.
Un corps exquis au service d’une âme profonde.
Hélas, aujourd’hui il reste d’elle un mirage.
Elle qui par bonté, s’ouvrait tellement au monde.

Dieu que c’était beau ! Mais où était-il ce dieu ?
Lorsqu’une jeune femme croyant tant en lui,
a vu ses rêves brisés en ce jour maudit !
Devant un tel désastre, comment rester pieux ?

Mais si ce dieu existe et qu’il est si puissant.
Pourquoi faucher la fille aux vingt-quatre printemps ?
J’ai cherché une réponse à cette question.
En vain car ici, où déceler la raison ?

Contre la douleur il reste la poésie.
Si le ciel a rappelé à lui cette vie.
Et détruit une existence si prestement.
C’est que des anges lui manquaient au firmament.

Ludovic-Bourdon



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