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Mes lettres sont des mots en orgie
Et ton regard est cendre
Mes oublis en cet instant de nostalgie
Sont du mal que j’ai à t’attendre
Je brûle, je me meurs…

Soupire ô Tourment à éteindre mon âme
Soupire ô Tristesse de mes poumons
Extirpez mes ahans, faites couler mes larmes
Tristesse, Tourment, en moi vous êtes amants
Je brûle, je me meurs…

Ma chair aboie vilement sa douleur
Ma peau se fend, se froisse
Cette aura cuivrée alourdit mon cœur
Je respire la poussière et la crasse
Je brûle, je me meurs…

Dieu ! Saints de ces terres ! Mes aïeux !
Puisse-t-on encore espérer l’Eden
Quand on a vu et perdu l’éclat de ses yeux ?
Seul, au souvenir glacial de toi, c’est la géhenne.
Je brûle, je me meurs…

Tu me pleureras encore aux sanglots ?
Garderas-tu un pan de mon linceul ?
Quand bien même rêves-tu de moi les yeux clos
Dès que tu te réveilles, tu es seule.
Je brûle dans ton enfer…

Les nuées se dissiperont dans ton ciel à peine
Mais il pleuvra encore toutes mes cendres
Ces restes celestes aux parfums de l’Eden
Ce poème que me dicte le mal de t’attendre
J’ai soif, j’ai faim, j’ai mal…



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