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Moi, j’ai un cerveau lent ; comme ça, bien souvent,
Je m’envole en planant au premier coup de vent :
Ne lâche pas le lien qui me tient sur la terre,
Oh, si tu prends ma main face à l’heure légère.

La nuée, qui m’appelle, embrasse mon sourire
Et mon œil, et ma voix, et tout un vaste empire
Aux cieux, couvrant nos vies, chante la mélopée
De la brise qui m’a, moqueuse, enveloppée.

En songe, elle me conte, choses incongrues,
Des mystères errants ; farandole en l’espace,
Ils dansent à mon œil en fusant de mes mains.

Je sais mille secrets, inutiles et vains,
Ils enlacent ma rime d’un bonheur fugace,
En ma dérive calme, aux cimes inconnues.

mai 2006



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