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A l’ombre d’un cyprès, frôlé par les ombrages
Du soir dansant, mon âme, où les quatre rafales
Soufflent comme une amie, et chaque nuit dans l’âge,
Bercée par les tombeaux, pleure l’heure fatale.

Crépuscule de vie, ton fleuve mordoré,
D’un adieu aux larmes, se joue de moi, mâtin,
Les coqs fanfaronnent sur le maudit chemin,
Et moi qui médite dans l’air -chagrin doré –

Où les immortelles pensées, des morts que j’aime,
Fuient déjà le présent aux si claires souffrances,
Et moi le cœur blessé, j’oublie d’un regard blême

Où les immortelles âmes, des morts que j’aime,
Fuient déjà le présent rejoindre mon errance,
Ô mes défunts amis, sur le seuil de ma peine.

© Patrice Merelle



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