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Lorsque le temps viendra, en ce point écorché,
Efflanqué de trop vivre, et dénervé d’amour,
Quand les traits de nos jours s’effaçaient à jamais,
En redescendant de cette trop vieille tour,

Mes pas ont trop souvent défailli sous mon poids,
Suis-je déjà l’hiver, – cet arbre qui est mien,-
Les feuilles sont tombées, sans pardon, nul de moi,
Mon émoi, mon ami, toi aussi tu t’en viens ?

La chaleur du logis me semble si glacée,
En ce point exploité, le temps m’a mystifié,
Et vous viendrez vers moi, caressant mon écorce.

Je n’ose contempler, votre belle jeunesse,
Adieu mes chers amis ! Quand viendra la caresse,
Le baiser de la mort, et m’y prépare en force.

© Patrice Merelle



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