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J’en ai tant vu marcher comme des fauves, affamés
de justice, de vérité , qui partaient quérir la providence!
Des poètes maudits criaient haut et fort leur belle démence,
J’en ai tant vu mépriser leurs égaux avant d’être acclamés!

Quelle étrange destin au printemps d’une fée endormie
je ne reviens pas d’un rivage lointain pour aventurier.
J’en ai tant vu qui s’exhibaient à la fin du repas promis,
nobles véreux aux coffres pleins d’une fortune d’usurier!

Cet aujourd’hui lent qui secrètement me consume
offre trop de certitudes aux sagesses que j’imagine.
Vous me voyez vivre comme un soldat qui s’enrhume
perdu dans un passé éteint de fantôme magnanime!

Tout me devient hostile dans cet impeccable héritage
mais vivre est une histoire dont j’assume le mentir
je me sens épuisé dans l’enfer étouffant de mon âge,
le bonheur est un voyage aux ailes du repentir!



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