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C’était en plein mois d’août, incitant au farniente
Où suant l’on cherchait l’ombrage bienvenu
D’un grand pin parasol dessinant une empreinte
Sur le muret disjoint, si peu entretenu.

Le soleil au zénith, ardente canicule
Avait ambré ses bras et mes joues de satin
Des perles irisées aux rondeurs minuscules
S’infiltraient dans mon cou, fragile et enfantin.

Nos dix-sept ans tous neufs, sur la lande de sable
Eveillaient des désirs qui devenaient gênants
Et nous étions tous prêts d’un pacte avec le diable
Quand vint un promeneur qui nous fit abstinents

Nous sommes revenus dans l’ ombre violette
Sous l’arbre ou pendait, par nous deux abandonné,
Le morceau de bois gris de notre escarpolette,
Que le mistral avait poli et façonné.

Lorsqu’au coucher du jour, nous reprîmes la route
Timides n’avons pas osé un rendez-vous
Pourtant nous savions bien que c’était sans nul doute
Que nous reprendrions ce chemin des mots doux.



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