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1

Les sentiers de campagne où résonne l’enfance

et les genoux écorchés par les branches sauvages

bercent les souvenirs du temps de l’insouciance

on est libre à huit ans, le bonheur n’a pas d’âge

2

Les pieds nus faisaient des vagues dans le froid des ruisseaux

on couraient après le vent dans le sillage d’un oiseau

le soleil, même voilé, n’enchantait que le beau

dans le silence des champs, les rêves volaient haut

3

Une vieille grange en ruine devenait un château

et la petite voisine une belle princesse

mais tout juste un émoi pour les jeunes tourtereaux

ces temps sont sucrerie, pour plus tard les caresses

4

Les vaches dans le pré regardaient nos sourires

on passait en riant, une paille entre les dents

une abeille tournoyait, prenant part au délire

une grappe de mouches, elles aussi s’invitant

5

Les sous-bois transpiraient d’une fraicheur éloquente

on mangeait à pleine bouche des mûres à peine nées

on chantait nos contines en gravissant la pente

qui menait vers papi, dans le jardin,  affairé…

6

Et il fallait revenir avant le soir tombé

mamie devant ses fourneaux attendait patiemment

que je rentre me laver, puis manger, me coucher….

Demain serait encore mes vacances d’antan!



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