Partagez

Cette autre partie de moi s’est encore détachée

de mon corps prostré en manque de soleil

Je suis un arbre osseux aux racines arrachées

qui gémit de douleurs, mains tendues vers le ciel.


Cette autre partie de moi brûle pour les collines

qui naissent des profondeurs d’une incomparable baie

creusée dans le rivage entre Matifou et cap Caxine.

Flamboyante de beauté qu’on s’émerveille bouche-bée


Cette autre partie de moi me fait écho de ses pas

dans l’étroitesse des ruelles où s’éclate la vie

Elle s’ouvre des portes et s’invite aux repas

d’entre voisins d’autrefois que le temps a vieillis


Cette autre partie de moi se refuse tout contrôle

Ne cède à l’exil, ni ne revienne sur ses pas

Avec plein de soleil chargé sur ses épaules

Elle flâne dans tout Alger, sans boussole, ni compas


Cette autre partie de moi ne connait pas la fatigue

elle chemine vers le nord, loin du  »bateau cassé »,

pour s’enivrer de ces senteurs d’olives et de figues

qui fument des montagnes passionnément enlacées



Cette autre partie de moi m’abandonne à l’hiver

à ses draps verglacés sur des chemins de croix

Elle ravive la flamme de mes vestiges d’hier

sans laquelle mon âme par ici a trop froid.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
3.6 sur 5 votes