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Le temps quelquefois s’arrête,
Pour moi, toi ; il marque une pause
L’instant alors s’étale en fête
Poésie pour toi, moi ; tout est prose
Ton regard scintille de ses lumières secrètes
Le mien fiévreusement sur toi se pose.
J’ai dit tout cela à ma nuit en chanson
Je l’ai répété à la douceur de l’heure bleue
Au rythme saccadé de tes frissons
Aux reflets de larmes dans tes yeux
Ô ma belle, cet orage fort et incessant
Fende mon âme depuis les cieux.

Tu regardes…
La mort et la vie en osmose
La limite se brise dans tes mains
Ta bouche parfumée et close
Tait ses soupirs mais en vain
Tu es celle qui ose, qui s’impose
Tes mots de silences sont pleins

Tu regardes…
Au loin ce qui ne vient point
Ces mystères dont le bruissement t’enchante
Et tu les cherches dans tous les recoins
Dès ton retour, tu es déjà partante
Tu t’en vas encore et tu reviens
Ivre de tes parfums et tes attentes.

Tu regardes…
Mon image floue s’enfonce dans tes rétines
Ma peau en sueur et mes mains ouvertes
Mon corps s’épuisant, ma silhouette lambine
Je soupire le bleu de mes veines si vertes
Une jouissance endolorie jusqu’aux racines
De mes tripes et aux tempes de ma tête.

Tu écoutes…
Le silence profond, il te cause
La nuit en chanson
Mes soupirs, mes mots en symbiose
La nuit en chanson
Mes silences tes paupières closes
Et tous mes ahans…



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