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Messager des enfers, aux froideurs ineffables,
Les travers n’ont connu regard plus aiguisé,
Rancune plus sévère, rancoeur moins apaisée,
Qu’en ta nausée épaisse et presque inépuisable.

Ton cœur est un tombeau dépeçant tous les vices,
Les charognes putrides et les agonies saintes,
La douleur et l’horrible réjouissent ton absinthe,
Enfant des cafés noirs, génie des purs supplices.

A l’horreur et l’extase tu dévoues ton destin,
Incapable de feindre cet intime tourment,
Aux calme et volupté voyagent les amants,

Les amours volés à ton gouffre abyssin…
Au labyrinthe sombre de ton âme attentive,
Les fleurs de ton mal brûlent, grandioses et vives.

Stéphane Meuret,
3 Février 2018, Copyright



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