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Chez-nous autrefois, sans se faire inviter
fringués d’élégance, nous devions d’un devoir s’acquitter
Rendre visite au voisin, ne rien en retour demander
Que d’être là, bien présents, de toutes feintes dénudées

Chez-nous autrefois, nos mères et nos sœurs
Youyoutaient sous même toit et y allaient de bon cœur
Sur les traces des aïeules étaler le henné,
Pour que soient bénies les mains de leur douceur étrennées

Chez-nous autrefois, les voisins étaient nos frères
Qu’ils soient pauvres, ou malades, nous partagions leurs misères
Qu’ils soient cossus, plein aux as, qu’ils aient l’allure de seigneurs
Enchaînés nous étions qu’aux générosités de leurs cœurs

Chez-nous autrefois, la grandeur épongeait les disputes
Entraides et respects, vivre en paix, comme seul but
et l’épouvante des scandales avant qu’ils ne s’ébruitent
S’en allait prévenir langues fourchues de leurs fuites.



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