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Sa majesté soleil, suivi de son aréopage
darde ses rayons sur les courtisans et pages.
De sa hautaine personne, ignore les manants,
tout autour admirateurs et fainéants séants,
Dédain absolu, candeur à l’abri des révolutions,
la cour paresseuse s’incline en circonvolution.
Sa majesté observe agacée un trublion
Quel est donc cet intrus offrant son dos,
ignorant insolent mon somptueux cadeau ?
Dame Saturne de répondre bien à propos,
Votre majesté c’est fée Lune, éclipse,
comme chaque fois croise votre ellipse.
Assez ! gronde le soleil sifflant ses éruptions.
Lune s’empourpre et d’une sentence s’élance.
Majesté je suis fée et nul ne me commande.
Je suis la bienfaitrice des marées.
Quotidien je me dois mon don d’exercer.
Je suis la reine lumière et punis les envieux.
Qu’à cela ne vous déplaise.
Je suis le mage de la photosynthèse.
Et dans son ire , le Soleil outré ferme ses yeux.
La nuit sombre tombe sur le néant solaire,
les planètes courtisanes s’affolent solitaires.
Dans le silence soudain advenu et pesant,
on entend au loin Pierrot sa peine livrant.
Il ne peut plus s’asseoir sur son croissant.
et de sa flûte plus d’enchantement.
Au loin dame Terre drape la Nature blessée,
d’un froid linceul blanc , épais glacier.
Dame Nature mourante, sa majesté brille solaire
pour sauver la fée création et la terre sa mère.
Alors, de paroles en blabla, long conciliabule,
Le Soleil et la lune trouvent enfin la concorde
Ainsi dans une parfaite harmonie s’accordent.
Les deux astres percent la nuit d’un clair de Lune.
Toi, qui que tu sois, de soleil et de lune,
de clartés et d’ombres, ton être est fortune.
Puisses tu trouver en toi la paix opportune,
et laisser en ton cœur, briller nocturne,
un joli Clair de lune.



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