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Cruellement et subito mise à la rue
Ma hantise est de remplacer ce toit perdu
Sans papiers, sans argent, je mendie pour manger
Sans cesse en alerte, il me faut toujours bouger
Mes blessures enfouies restées sans soins empirent
Insidieusement, le désespoir m’aspire
La froideur du sol, du vent mais surtout des cœurs
Me dépouille et m’enfonce plus dans le malheur
Je suis leur chancre qu’ils creusent par leur laideur
Pourtant j’en ressens seule l’infecte douleur
Le besoin et l’impuissance leur font horreur
Au point de saboter des élans bienfaiteurs



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