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Alger me reconnaît et me cajole en veinard
Sous une lune éclairant mon interminable trajet
Un air salé emplissant profondément mes poumons

Mais Alger me paraît en cette nuit trop bizarre
Ma longue absence l’aurait-elle cruellement affligé ?
Le quittant soudainement j’ai brisé mon sermon

En faiblard, en fuyard lors d’une nuit de brouillard
Au milieu d’une vie entièrement engagée
Dans une merveilleuse histoire d’amour, un roman

Me tirent par la main ses ruelles, ses boulevards
Et me demandent si, depuis, rien n’a changé ?
La Casbah respire-t-elle son souffle Ottoman ?

Non! La protégée, en danger, s’écroulera tôt ou tard
Murs meurtris ne peuvent aucunement s’insurger
Contre pillards, charognards et autres démons

Ô ! Sidi Abderrahmane ralentit la mise au rencard
De la vieille ville endommagée, engorgée, enragée
Et que soit attaché en son cœur ravagé ton saint talisman



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