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Les collines desséchées
Vide de miel
Se meurent
Et les margelles
Pleurent
Sans pouvoir étancher
La soif des oliviers

Où est le ruisseau
Qui doit nourrir
Les abeilles

Ici tout brûle
Même la terre

Dans quelle profondeur
S’attarde la fraîcheur
L’enfer
La retient-elle prisonnière
Pour calmer les ardeurs
De satan

Ici l’ombre ne suffit pas
A foudroyer l’incendie.

Pierre Poquet



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