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Comme un vol de mouettes …

Lorsque la peine me submerge, que rien ne vient me consoler,
Je vais me poser sur la berge, où j’ai laissé tout mon passé,
A fleur de l’eau je récupère, ce que je pensais oublier,
Mes uniques points de repère, dont je ne peux me séparer.

Le bruit d’une corne de brume, me rappelle mon bien aimé,
Qui est parti un soir de lune, me laissant seule sur le quai,
Souvent je regarde la mer, espérant un signe de lui,
Mais le silence éteint mes rêves, et me replonge dans l’ennui.

Au loin le ballet des mouettes qui laisse espérer un bateau,
Mais elles fuient à tire d’ailes, dans un cri semblable aux sanglots.
Je m’en retourne solitaire, la pluie se glisse dans mes yeux,
Dans ma tête je réitère, le temps où nous étions heureux.

Aux espérances les plus folles, à ces instants d’un ciel de pluie,
Quand on laissait à l’insouciance, le choix de guider notre vie,
Il n’est plus rien de notre histoire, les souvenirs se sont ternis,
Ma tête est telle une passoire, mon maître à présent c’est l’oubli.

Adieu vaisseaux qui l’emmenèrent, vers un destin dont je ne suis,
Malgré mes larmes et mes prières, loin de mon cœur il est parti.
Il est des trains quittant les gares, et des avions prenant les airs,
Des bateaux qui soudain s’égarent et des claquements de portières.

Les destins chaque jour s’écrivent, j’ai pris ma plume tant de fois,
Pour écrire mon infortune, avec l’espoir ancré en moi,
J’ai fait des bateaux de papier, avec les mots que j’écrivais,
Et sur l’eau je les ai posés, peut-être vont-ils se croiser.
© Danièle Labranche



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