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J’ai dépouillé les mots de leur souche ordinaire, Un par un, sans remords, je les ai défroqués, Dégarnis, avec soin, jusqu’à l’os mastiqués, De leur moelle aspirant la sève millénaire…

D’en côtoyer l’intime au dos du dictionnaire, J’en ai sucé les sons sous le sens embusqués, Je les ai brassés puis, entre eux, entrechoqués, D’eux-mêmes libérés de mon imaginaire…

Chaque syllabe neuve est un souffle léger Qui s’envole et s’assemble à ce corps étranger Dont l’écho réfléchit la source inspiratrice…

Nul écrit ne possède en soi la vérité, Il mute, se déforme et cherche identité, Seule, la vision en conçoit la matrice…



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