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Nulle part ailleurs

Que dans mon triste cœur

Je ne trouve de mots consolateurs

Qui répondent à mon cri d’angoisse et de douleurs.

Je m’en vais cependant, tel un oiseau sans patrie,

Parcourir tous les recoins de ces espaces infinis,

Répandre mon cri et attendre de la Terre entière

Un écho à ma voix et un remède à mes misères.

Ainsi je m’en vais porter ma plainte et ma solitude

Parmi le flot déchainé des hommes et de la multitude,

Mais je ne reçois de ceux-ci, malgré tout, en retour,

Qu’incompréhension, dédain, et mépris pour toujours.

Si bien que, me dérobant à l’inattention manifeste des hommes,

Les yeux en larmes et avec le poids des peines qui m’assomment,

Je m’en vais errer, triste et pensif, silencieux et solitaire,

Vers ces terres d’exil qui m’attendent les bras ouverts.

Mais, ni sur ces chemins âpres et sauvages, ni sur les plaines ensoleillées,

Ni dans les déserts solitaires, ni sur ces monts enneigés,

Je ne trouve une seule voix qui me réponde,

Ni aucune âme qui désormais me corresponde.

Dès lors, fuyant cette terre étrangère et mes espérances évanouis,

Je vole au plus haut des cieux et, dans ces espaces infinis,

Je cherche mon consolateur mais n’y trouve ainsi,

Que noirs abîmes, silence éternel et terrible nuit.

Et descendant finalement dans les entrailles de la terre,

Là j’y reste et là je redeviens poussière, 

Car la voix de la mort est mon unique consolateur,

Et la terre glaciale mon ultime demeure.



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