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A l’abri du désir, je repose un instant,
Contempler du silence les saveurs des rois,
Parfumer ma langueur des frissons du printemps,
Aux nuages de cire où mes aigreurs se noient.


Il transit en mon âme la caresse des vents,
Les fleurs dansent les eaux et les airs siamois,
Aux grands cygnes gracieux qui parsèment ces flancs,
Je dédie une prière qui naît en mon émoi.


A mon frère secret que condamne l’inconscient,
Aux limbes solitaires, mornes du désarroi,
Epouse les pensées de mon songe insouciant,
Vois s’envoler au ciel ces mots tendres de joie. 


La dignité succède à l’amour véhément,
Aux césures du temps et aux signes de croix,
Une larme fuit mes yeux au soleil couchant…
Mais au fond de mon cœur, un enfant meurt de froid.


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 2018



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