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Le vent n’en finit pas d’agiter les sureaux
Secouant l’amalgame de leurs ombelles ;
Volent, en pluie blanche autour des boqueteaux,
Des petites fleurs étoiles, en ribambelle…

Le soleil de Mai que défient les nuages,
Illumine parfois les pierres des remparts ;
Leur blancheur crayeuse dressant un barrage
Aux toques rouges dont les pavots se parent …

Souffles qui se brisent contre la muraille,
Ces clameurs du vent ont toujours pour échos,
Celles qui s’élevaient du chœur des batailles …
Murmures des pierres célébrant les héros…

Jaillissant des herbes foulées par le tumulte,
Hampes pointées devant, comme nefs par étambots,
L’armée érige ses vertes catapultes
Face aux murs ensanglantés de coquelicots…

Voyez tours vermeilles, sous le feu du couchant,
Qui, des hordes et du temps, résistez aux assauts :
Autour, le carnage qui a rougi les champs,
Empourpre chaque soir, la fière Mirebeau !…

Patrice Lucquiaud



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