Partagez

Comme elles étaient de taille les herbes de ma jeunesse !
J’y courais désirant percevoir l’horizon…
Des milliers de plaisirs pour une seule allégresse !
Coquelicots colorés à la belle saison.

Comme elles étaient courtes les journées de jadis ;
Le réveil ne mettait jamais fin à mes rêves,
Mes yeux débordaient d’infantile malice,
Et mon corps recherchait le bonheur sans trêve.

N’ayant plus d’horizon, coquelicots ont péri
Sous le poids de mes pas désormais nonchalants.
Et journées s’allongèrent hors des vastes prairies
Qui avaient vu grandir un petit garnement.

Quand ai-je donc égaré mon costume d’ivresse ?
Coquelicots colorés, où est-elle ma jeunesse ?

© Spleen – Tous droits réservés – Stéphane Meuret – 2000



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.92 sur 25 votes