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Près de moi des fleurs aux corolles jaunes, filles de l’automne. Je sens que la lune est devenue ma voisine. Je vois de la lumière partout, des paillettes jaunes sur les rideaux, des paillettes jaunes sur mes livres. Les fleurs me lorgnent toute la journée et je les jette une œillade de temps à autre. Aphrodite qui vient de me dire au-revoir y semble toujours présente. Elle vit sur les corolles. Elle vit dans les couleurs et les senteurs. Elle ne s’occupe, déesse qu’elle soit, que des fins des choses. Elle fait de la vie un recueil de vers qu’elle lit au jour le jour. Vient le printemps, vient l’automne, elle ne fixe sa vue que sur la vie. Le jaune est la vie aux tons maladifs. Le jaune est l’ode feutrée de la vie. Or, il faut avoir un cœur printanier pour l’entendre. Le jaune est la foi des tournesols qui ne tournent leur vue que du côté de l’Astre. J’apprends du jaune des corolles l’art de répandre des rayons sous le ciel grisaillant d’octobre.



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