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Fuites de vertes collines
hérissées de piquets de conscience ordonnés
qui dévalent en silence, au large des embruns,
leur discipline de fer offerte au ciel absent,

Prairies rases étalées sous le vent
où respire une terre éparpillée de foin
sous la droiture austère
d’immobiles soldats fins de bois, fiers,

Les sillons sous les cris des oiseaux
qui là opèrent à ciel ouvert l’insatiable festin
où grouille une existence d’insectes, délétère,
au cycle de la vie qui vient

Quand un champ d’herbe au loin
souffle dessous le vent, voisin calme et prospère,
son doux temps de jachère
sous les regards absents des âmes passagères.

de Matthieu Marsan-Bacheré



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