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Cruelle sentence…

Je serai flagellée sur la place publique
Pour vous avoir aimé, quand d’autres vous haïssent
Je subirai le sort, les mauvaises critiques
Que certains s’autorisent et qui souvent bannissent.

Je garderai secret cet amour indicible,
Qui un jour m’a frappée de quelconque façon,
Si ce n’est que mon cœur en a été la cible,
Et qu’il vous aime alors, bien plus que de raison.

Qu’avez-vous fait amour pour mériter la corde ?
Qui sont-ils ces bourreaux venus vous trucider ?
Je prône l’indulgence et si on vous l’accorde,
Je promets chaque jour d’encor’ plus vous aimer.

Ce matin il fait gris, la campagne est brumeuse,
Je vois tout près d’ici se hisser l’échaffaud,
Mon cœur est torturé, mon âme malheureuse,
Dans le ciel vont et viennent des nuées de corbeaux.

Dernière cigarette, dernières confessions,
Puisque la vie s’arrête, tout cela à quoi bon ?
J’aurais tant préféré une simple indulgence,
Que ces regards fermés qui prônent la vengeance.

Au loin sonne une cloche, celle du condamné,
A l’espoir je m’accroche, mais c’est trop demander,
Soudain j’ai des frissons, une douleur intense;
Un silence y répond, une âme est en partance.
Danièle Labranche



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