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Tu ne savais même pas que j’étais là.
Et puis un beau jour tu en as pris conscience.
Tu vis que j’étais belle, j’avais confiance en toi.
Nul ne m’avait fait connaître la méfiance.

Avant toi, ma vie était si évidente.
Mais je dois l’avouer, insipide aussi.
Ma tâche se résumait à donner la vie.
À juste être jolie mais aussi patiente.

Puis tu es apparu et tout a changé.
C’est quoi la patience ? Tu étais trop pressé !
J’aimais ta fougue et ton désir d’entreprendre.
J’avais omis que tu voulais tout me prendre.

Nos liens jadis si forts se sont émoussés.
Et tu as oublié jusqu’à ma beauté.
J’ai toujours cru que tu reviendrais vers moi.
Suis-je folle en conservant ma foi en toi ?

Te voici tout mielleux, prêt à négocier.
Pour eux ? Pour nous ? Ou juste pour ton salut ?
Maintenant tu le sais, seul tu es perdu.
Moi je peux encore enfanter et aimer.

Tu ne me vois plus de la même façon.
Je fus une mère t’offrant sa protection.
Puis une simple femme que l’on ignore.
Aujourd’hui une dame que tu implores.

Et oui la Nature est une grande Dame.
Tu t’en souviens enfin petit Homme en larmes.
Regarde-moi, rien ne sert de m’implorer.
C’est vers tous les tiens que tu dois te tourner.



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