Partagez

Cœur asséché comme brindille d’herbe au champ
Quand la fin d’automne de sa brume de frimas
Chaparde le parfum de vie qui s’envole au vent
Laissant couleur décharné, odeur de trépas

Regard voilé comme brumaille cachant l’aube
Quand la rosée stagne sur les pétales de la rose
Laissant goût amer, atmosphère glauque
Sur les jours qui se suivent un peu moroses

Corps défraichi comme fleurs sans corolles
Pétrifiés par l’enfilade des rudes saisons
Solitude dans le jardin, larmes en oboles
Fin de vie difficile sans ses compagnons

Quand grincent les heures dans leurs mouvements
Quand flamme s’éteint dans leurs prunelles
Quand l’âme se ride de milliers de tourments
Que chaque seconde a la même ritournelle
La vieillesse a le goût de prendre la clef des champs….



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 11 votes