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Dans le chaos du stress , quand tu seras colère ,
Contre mes éclaireurs , contre mes janissaires ,
Je mettrai tout mon cœur , je ferai de mon mieux ,
Pour attendre la nuit et sortir par tes yeux .

.

Monte au grenier joyeux où dorment les chemises !
Dis-moi par la lucarne en qui tu te déguises !
Je tenterai le diable en faisant de mon pire ,
Pour me grimer alors d’un semblant de sourire .

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Si tu croyais Sisyphe heureux sur le Rocher ,
Avec ses Cadillac et ses endroits branchés ,
Pour te prouver que non , je ferais de mon mieux ,
Car la félicité ne sourd que par tes yeux .

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Si ton chagrin passé se transforme en déluge ,
En ciel inconsolable et toi sans un refuge ,
Je marcherai sur l’eau en faisant l’oiseau-lyre ,
Car l’éclair ne s’en prend qu’à celui qui l’attire .

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Aux fins fonds de ta nuit par vent de cauchemar ,
Quand tu courras en vain pieds nus sur le hasard ,
Je mettrai tout mon rêve en faisant de mon mieux ,
Pour éteindre les feux qui flambent sous tes yeux .

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Si la douleur venait te raconter ses maux ,
La Peste de Camus , le remords de Rousseau ,
En diablotin farceur , je ferais de mon pire ,
Pour grimacer du cœur et t’arracher du rire .

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Par le Dieu du désir et par celui des cerfs ,
Quand tu seras brûlante à sourdre par les chairs ,
Au prix d’un brame urgent , je ferai de mon mieux ,
Pour peigner de mes bois l’odeur de tes cheveux .

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Si tu te languissais sur nos sentiers battus ,

En regrettant la chambre où dort Nosferatu ,

Jouant les Dracula , je ferais de mon pire ,

Pour te montrer des ours , des trolls et des vampires .

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Quand tu te couvriras de scandale et d’opprobre ,
En passant une robe improbable en octobre ,
Au plus moulant de toi , je ferai de mon mieux ,
Pour célébrer le Dieu qui m’a donné des yeux .

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Et quand je finirai chez les voleurs de poules ,
Chez les renards d’osier perdus dans les traboules ,
Sans vouloir t’offenser , je ferai de mon pire ,
Pour le bas qu’on enlève et le haut qu’on retire .

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Quand je reconduirai mon cœur à ta frontière ,
Avec ses sentiments et leur garde-barrière ,
N’en déplaise aux passeurs , je ferai de mon mieux ,
Pour mériter l’asile et le noir de tes yeux .

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Je ferai de mon mieux , ce faisant de mon pire ,
Pour rester le Romain de notre Saint Empire ;
Je ferai de mon pire , ce faisant de mon mieux ,

Pour te dévisager rien qu’en fermant les yeux .



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