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Tel un bateau à son quai amarré
Les cordages rompent un à un
De l’assaut de tempêtes passées…

Vieille et l’ossature
D’une trop longue usure…
Fatiguée la toile ridée
De s’être trop tendue…

Diaphane,
Le corps ne cache plus son âme !
Effilées
Les jointures ne sont plus que des lames !
Torturés,
Les doigts de deux mains dérisoires…

Des yeux au sein d’orbites creuses
S’enfoncent dans les souvenirs
D’une vie riche et laborieuse…

Des cascades de filins argentés,
Caressent un front crevassé
Où, sur des tempes blanchies,
Palpitent en longs serpents bleuis
Des rivières de sang vieilli…

Doux est son regard absent,
Etrange le son de sa voix
Qui ne résonne plus de rires…

Disparu l’enfant !

Il ne pleure plus,
Il n’en a plus le temps
L’horloge l’observe en sonnant
Il murmure en l’entendant
« Arrête mes battements ».



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