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Cette sensation de douleur
Je voudrais enfin faire taire
Pourquoi les peines de cœur
Ne sont elles éphémères ?

Aidez moi par pitié
Que je retrouve l’espérance
Ce tumulte, faites le cesser
J’ai le cœur en partance.

Mon corps, à son tour vient à flancher
Mes jambes cèdent sous le poids
De ma désespérance programmée
Plaisir, tendresse à jamais envolés !

Pourquoi continuer à vivre
Sans la chaleur de ton amour
Je peux tout juste survivre
Dans ce voyage sans retour.

Mon visage, tel un masque mortuaire
Pour cacher ses peurs et ses doutes
Cherche en vain un sanctuaire
Où prier un Dieu à mon écoute.

Tel un étranger en exil
N’ayant aucune certitude
J’erre de ville en ville
Implorant la plénitude.

Pourtant, si tu le voulais
Pour toi, tel un empereur
Des ennemis, j’affronterai
Sans ressentir aucune peur

Pour toi, je serai voltigeur
Dans une armée d’élite
J’arracherai les cœurs
N’aurai aucune limite.

Mais, de moi, tu ne veux plus rien
Tu as clos le dernier chapitre
Scellant ainsi nos destins
Reprenant ton libre arbitre.

Je n’aspire plus qu’à mourir
J’ai des envies d’apocalypse
Je voudrais tout détruire
Tant je suis au supplice

Par un poulpe tentaculaire
J’ai l’impression d’être enserré
Me viennent des idées suicidaires
Pour moi, j’ai perdu tout respect !

Je délire, je rêve
Où je suis ? Je ne sais plus
Il n’y a donc pas de trève ?
Je suis complètement perdu…

Je rêve que mon esprit s’envole
Libre tel l’akène soulevé par le vent
Allant rejoindre les herbes folles
Comme une plume se déposant.

Je voudrais voir les étoiles
Une dernière fois les contempler
Imaginer l’orbe tel une opale
Et admirer la voie lactée.

J’ai cette musique dans la tête
Qui me répète que je suis fou
Et cette odeur qui m’entête
Du fromage, du moisi, du chou ???

Réveil, dans une cellule, dégrisé
Un vieil ivrogne vient m’embrasser
Des bisous vient quémander
Cette odeur, … C’était ses pieds !



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