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Dans la nuit d’hier,
Envoûtée par la fièvre
D’une humeur noire
Chevauchant un triomphe sans gloire,
Tu as arraché
A l’arraché
Ce bonheur qui fleurissait dans mon coeur

D’un sinistre coup,
Après le grincement de mille coups
Homicides dans un ciel
Apeuré par un ton de fiel,
Tu as réveillé sans état d’âme,
Cette puissante lame
Qui a d’un trait avalé
Ce magnifique champ d’azalées
Où reposait notre commun destin
A l’abri de vœux malsains

Venu de l’ouest,
Un visage de peste
S’est levé
Pour par achever
L’oeuvre de ton inclination basse:
Émasculer ma race

D’un air non embrouillé,
Sans sourciller,
Tu as répandu sur mes rêves
Évidés de toute leur sève
Et pétrifiés par l’inclemence
De la désespérance,
Une immense nappe de pourquoi
Dans laquelle se noie
Mon (pauvre) âme
Privée de rame…

Que faire ?
Griffé par la bestialité de la misère
Psalmodiant un requiem
Que sème
Un tourbillon
Au coeur de troublion,
Je m’en vais,
Ulcéré par la furie des…mais…
A la douleur inouïe,
Dans l’antre de minuit,
Loin de Dieu,
A mille lieues
De la synchronisation
De douces sensations
Où jamais les prières
Ne corrompent les ténèbres…



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