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Ton effluve futile se découvre à mon chemin,
Et le souvenir d’être ensemble surgit.
Mon Cœur qui bat en aparté s’agrée sans fin
Et ton amour par sa romance m’envahit

Tel qu’un chant de choriste charitable
En plein jardin d’un printemps d’outre – mer
D’une chevalière de l’amour inaltérable
À tout jamais nomade sur sa voie je la flaire…

En quête d’un cœur tel qu’hier nos âmes sœurs.
Gaies, se cajolent les frisons qui nous unissent.
Que créa la seconde nature dans cet air en chœur.
Dans une quiétude possessive qui ne finisse….

Au goût d’une nouvelle fragrance divine qui émane
De ton jardin méditerranéen où je hume l’amour d’Eve
À l’Éden des angelots où se refuges et se fixes nos âmes
Où la source fraiches de l’ Ourite (1) coulantes de sa sèves

Où j’entrevois surgir à l’horizon du ponant fuyant,
D’une terre remplie de serments et de tristesses.
Il fuit sans doute le temps et les gens répugnants
Qui n’ont aucune voix et n’aient tenu de promesse.

Combien en toi j’ai aimé ta naïveté,
Dont je n’ose corrompre ta sagace
Tu es la rose qui surgit de son acné
Dont je voudrai humer l’arôme hélas !

Ta haie est pleine, d’épines éparses qui me séparent
Dont je ne peux que te contempler survoltée
Les yeux fixes de temps à autre d’un regard si rare,
À mes pas qui te suivent par une allure agitée

Sur une allée royale protéiforme de rosâtre
À l’odeur d’un arôme décent à ton persil
Je suis là ! à te ressasser devant mon âtre
Entrain de tisser les frénésies de mon fil.

Attisé en pleine nuit par le bruit de nos esprits…,
Devant cette passion qui miroite son intense lueur
À mon corps attiédit courbaturé dans le méprit
Quand se noie ma plume à l’encre de ma sueur

Les églantiers m’ont encerclé dans ce calme libérale
Entre les haies s’associe la clarté, qui se luge aux ramées,
Quand la brise caresse les pousses des roses abyssales
Longeant les haies pour le goût du chantre désarmées.

Ô rose encercle-moi dans ce calme épars à mes vers
Je te vois dans ce récital, tous prêtres à me fredonner
Entre tes mains se tient mon vieux roman plein d’éther
De vieux airs d’amour qui me poussent à te pardonner.

Dans mon ouvrage, assidu à l’idée et aux mots expansifs !
De mystérieuses sensations gaies provoquent mon énergie…,
Que dégage ma sagesse par un soir en spleen et plaintif
Intensément mouvante elle chasse toutes mes effigies.

Je suis tombé dans ton joug dans un amour adroit
Louise mon amour pardonne-moi de ce contretemps
J’ai bien aimé te voir et te toucher par mes doigts
Humer la sueur de tes gorges pour un tierce de temps…

D’ emblée j’y étais dans le comble à mon songe
J’étais comme terrassé endormis auprès de toi
Je crus palpable ce songe quoi qu’il me plonge
Dans l’incommensurable d’un amour sans patois.

Pourrais-tu le définir lui donner un nom d’adoptions
Voilà que tu pars en me réveillant par ton message
Sans autant vécu avec toi excepté le fil comme option
Lequel nous rapprochait tous les deux sans présage.

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(1) Ourite ; cascade aux environs de Tlemcen

Alger le 19 Avril 2016



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