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C’est le réchauffement, on se prétend victime ;
Voyeur dubitatif, regard déconcertant,
Il devine demain, son droit est légitime,
Il faut vivre aujourd’hui, plus rien n’est important.

Il gaspille serein son ultime ressource
Sans doute ni souci, jaloux de son jardin
En bonne conscience il profane la source ;
Après lui le déluge, un méfait anodin.

La nuit ressemble au jour, un voile de poussière
Enveloppe les toits ; moteur pétaradant,
Des hordes d’engins fous (une mode outrancière)
Souillent d’un bruit sournois ; l’air va se dégradant.

De paisibles ruisseaux dévalent la colline,
Ils emportent l’abri, dévastent la maison,
La peur et le chaos vainquent la discipline ;
L’invincible rempart s’incline sans raison.

On pleurait la forêt de vierge Amazonie
Détruite, saccagée, on ne se morfond plus,
La banquise se perd et la belle harmonie…
Un souvenir lointain, on brade les surplus.

La plage disparaît, la falaise recule,
Les gisements d’or noir chaque jour plus profonds,
Le poison pour fumure, un monde qui spécule
Sur le grand soir fatal ; Décris-moi les bouffons !



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