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Démantelez les lampadaires des routes,
Arrêtez la course effrénée des oies vers le nord
Clouez le bec des corbeaux insolents des cimetières
Sortez l’enfant rebelle en lui fessant le derrière.

Que les nuages pleins les mamelles de pluie
Versent leurs haines sur les immeubles délabrés
Gonflent les caniveaux de Rimmel désenchanté
Le long des platanes à l’écorce ensanglantée

Elle m’était la lune et les étoiles
Ma braise de feu qu’on allume les soirs de gelée
La petite soupe chaude pleine d’arôme du matin
Le froid, la faim… les rêves sont à présent vidés de leur sang

Mariez les étoiles avec les volcans
Courbez vos têtes devant les démons
Arrachez vos dents avec les pleurs des innocents
Le soleil s’est couché, il n’y aura plus de lendemain



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