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Démence…

Pesant silence de la nuit
Esseulée presque blottie
Envahie de pensées
Sans fin vers lui tournées
J’ai froid et je frissonne.
De mes bras enlacée
Sur moi-même enroulée
Enfermée
Je ne bouge plus.
Jamais endormie
Ni de jour ni de nuit
Aucune clarté pour me sortir des ténèbres
Dans la démence je sombre
Dans la noirceur je m’enfonce…
Par cette passion ravagée je m’éloigne inassouvie
Est-ce cela le néant
Ce présent en absence ?
Mes bras autour de moi
Serrés à me broyer ne sauront me protéger
Du froid enveloppant.
Je reste à divaguer
Me laisse à penser
Que ce sont les siens
Qui m’étreignent aussi fort.
Je vais ainsi sceller chaque porte
Chaque entrée
Que personne ne vienne dans mon monde insensé
Qu’on ne brise les chaînes qu’on me laisse attachée…
A lui, je suis…
A moi, il est…
Ce serment on l’a fait
Et je tremble effrayée que même ici
On vienne me l’enlever.
Mais que s’est-il passé pour qu’ainsi affligée
De pensées désordonnées
De sentiments déchaînés
Assaillie et dévastée par l’obscur emportée
Je reste emprisonnée ?
Aucune vie, plus de destin
Amour démesuré amour impossible
Amour passionné
Là, tu m’as amenée.
D’inespérance mon esprit torturé
Descend lentement dans des abysses
Irréversible coma…
Je me suis débattue, longuement j’ai lutté
Et me suis acharnée ;
Je n’étais pas armée, cruel fut le combat
Lasse et épuisée anéantie et meurtrie
Loin de lui et sans lui
Seule dans ma folie
Seule, mais de lui envahie
Je m’enfuis….
….Je ne reviendrai pas.

Pascale Mège-Monier
Le 23/03/2017
Texte protégé
Illustration photo internet



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